Pikine: Le faux directeur de radio, les filles Anna, Astou et Dieynaba et les vidéos

Une sale affaire de chantage, d’abus sexuels, d’usurpation de fonction et de rêves chahutés. C’est le synopsis du scandale qui secoue Pikine ces derniers jours. Et qui met en vedette, un producteur de téléfilm véreux, qui se faisait passer pour le directeur de la radio Oxy-Jeunes, un journaliste de cet organe, présenté comme son complice, et des filles qui rêvaient de devenir célèbres. Le faux directeur, nommé A. Télémag Sy, lance un appel à candidatures sur Facebook pour enrôler des candidates pour des cours de mannequinat et des rôles dans des téléfilms. Ce qui passait pour une annonce en bonne et due forme était en vérité un hameçon.

Trois filles mordent. Anna B., Astou D. et Dieynaba N., puisque c’est d’elles qu’il s’agit, se disent intéressées. Commencent les auditions. Puis le casting au cours duquel les filles se faisaient prendre en photos toutes nues. Dans différentes positions suggestives. Et sous les yeux de Télémag Sy. Qui profite de l’occasion pour entretenir des relations sexuelles avec deux des filles. Les ébats sont filmés par le faux directeur, qui présentait le journaliste d’Oxy-Jeunes comme son directeur de casting. Après ce casting d’un genre particulier, les filles veulent en avoir le cœur net. Elles débarquent lundi dernier dans les locaux d’Oxy-Jeunes.

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Elles ont cru que le sol se dérobait sous leurs pieds lorsqu’elles apprennent que le directeur de la radio n’est pas celui qui s’est présenté à elles comme tel. Elles angoissent. D’autant que le Sy les fait chanter. Il leur demande des faveurs sexuelles en menaçant, en cas de refus, de balancer les images sur les réseaux sociaux. Des bonnes volontés leur demandent de porter plainte. Elles s’exécutent lundi dernier. La police entre en action. Son plan : faire croire à Télémag Sy que les filles vont céder à son chantage. Celles-ci acceptent de jouer le jeu et débarquent chez le faux directeur lundi soir vers 21 heures.

Le gars est surpris en train d’entretenir des relations sexuelles avec une autre fille. La fouille effectuée chez lui permet de tomber sur les éléments audio et vidéo redoutés par les filles, une caméra, un appareil photo, entre autres. Placé en garde à vue, le mis en cause désigne le journaliste d’Oxy-Jeunes comme son complice. Le duo a été déféré au parquet avant-hier, mardi 3 janvier, pour viol, faux, usage de faux et usurpation de fonction. Ils ont bénéficié hier, mercredi 4 janvier, d’un retour de parquet. Le directeur d’Oxy-Jeunes, le vrai, a, lui aussi, déposé une plainte contre A. Télémag Sy.

Les Echos

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