Confidence – « J’avais accusé mon prof de viol, à tort »

Les relations entre professeurs et élèves  provoquent souvent  beaucoup de polémiques. Même si certains professeurs sortent avec leurs élèves, parfois ils sont aussi accusés à tort et  peuvent même finir en prison. C’est du moins le cas dans l’histoire que nous raconte cette jeune fille qui  a accusé at envoyé son professeur en prison sans raison valable.  

« L’histoire récente d’un professeur accusé et condamné pour viol m’a poussée à vous écrire ces quelques lignes. Et puisque je lis les « confessions » envoyées à Xibar, j’ai pris mon courage pour raconter mon histoire avec un de mes profs. Je l’avoue d’emblée : je l’ai accusé à tort. On raconte de plus en plus des histoires entre des profs et leurs élèves. Je sais qu’il y en a de vraies mais, souvent, il y a beaucoup d’enseignants qui sont indexés injustement.

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Je dois dire que je n’aimais pas trop ce professeur, parce qu’il était très exigeant et j’avais l’impression qu’il m’en voulait, parce qu’après un flirt, qui n’est pas allé loin, je m’étais ressaisis et l’avais plaqué. Je ne le piffais pas et le lui montrais à chaque fois que possible. Un jour alors que je devais avoir cours avec lui, je me suis amusée à aller voir le fils du pâtissier, à quelques mètres de notre école. Je l’aimais bien celui-là. On a flirté comme d’habitude. Mais ce jour-là, piquée par je ne sais quoi, je me suis laissée aller. C’était pour la première fois. Après, j’ai regardé ma montre, pour constater mon léger retard. Après un bain furtif, je me suis rhabillée et j’ai marché difficilement vers notre établissement. J’ai trouvé le prof en train de dicter une leçon aux élèves. Il ne m’a même pas donné le temps de m’expliquer. Très remonté contre mon attitude, il m’a demandé de sortir. Ce que j’ai refusé. Alors, très fâché, il n’a pas pu se retenir de m’envoyer une gifle. Je suis retournée voir mon petit copain, en pleurs. Il m’a consolée au lit. Après quoi je suis repartie tard à la maison, les yeux rouges, mais en claudiquant un peu. Mes parents m’ont interpellée. J’ai d’abord refusé de piper mot. Mais sur leur insistance et les menaces, je finis par dire que c’est mon prof qui m’avait battue.

Alors, la maison fut sens dessus-dessous. Ma mère, qui avait remarqué que je boitillais, s’est approchée de plus près et m’a regardée dans les yeux, puis m’a amenée dans les toilettes pour constater le sang sur mon slip. Je n’ai pas pu m’expliquer. Oserais-je ? Devant mon mutisme, elle en a conclu que c’était l’œuvre de mon prof. Une accusation que mes parents m’ont poussée à admettre. Une plainte fut vite déposée. Le pauvre n’a pu rien expliquer, parce que j’avais ajouté qu’après m’avoir giflée, je suis allée chez lui pour me faire pardonner et que c’est dans ma position de « faiblesse » qu’il a profité de moi. Pour mon mensonge bien cousu, il fut envoyé en prison. Aujourd’hui, après des années, je me rends compte que beaucoup d’enseignants et d’hommes innocents sont envoyés en prison injustement. Devenue adulte, je vis toujours très mal ce mensonge et cette monstruosité dont je ne mesurais pas le mal sur la carrière, la famille et l’entourage de celui que j’avais accusé. Ce que je regrette sincèrement. J’ai fait du tort à une honnête personne et j’espère que je serais pardonnée pour mon jeune âge à l’époque et surtout influencée, même si je ne le mérite pas. Heureusement que quelques mois après mon père, homme de tenue, fut affecté à l’intérieur du pays. Mais malgré tout ma bêtise de jeunesse me hante toujours », narre –t-elle. Reste à voir  si le Bon Dieu pardonnera ces genres de mensonges. Ce professeur n’a –t-il perdu beaucoup de choses à cause de ce simple mensonge ?  La justice ne devrait- elle pas faire des enquêtes approfondies avant d’emprisonner  un homme  concernant  les cas de viols ?

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